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Rétrofit en France : la pratique est désormais légale

rétrofit France

C’était un dossier pour lequel on attendait une issue favorable depuis un moment. C’est désormais fait avec l’encadrement officiel du rétrofit en France. Cette pratique qui consiste à convertir un véhicule à moteur thermique en véhicule électrique peut désormais se faire directement sur le territoire hexagonal. Voici ce que le législateur a convenu après consultation avec toutes les parties concernées par le dossier.

Rétrofit : tout est plus clair aujourd’hui

À vrai dire il était déjà possible de rouler avec une voiture rétrofitée en France. Mais il fallait vraiment avoir du courage pour emprunter cette voie. En effet, vu qu’il n’était pas possible d’obtenir l’homologation du véhicule en France, il fallait passer par l’étranger. Soit l’exportation du véhicule vers l’Allemagne ou la Grande-Bretagne, l’immatriculation sur place puis la réimportation. En vertu des règles européennes, il était alors possible d’immatriculer en France le véhicule converti vu que les homologations sont européennes sont valables dans toute l’Union.

La lourdeur de cette procédure, ainsi que son coût, limitait l’attrait du rétrofit. Avec la nouvelle loi qui vient d’être publiée au journal officiel, tous ces obstacles sont levés. Les règles ont été établies en consultation avec les constructeurs automobiles, la sécurité routière et les acteurs de la filière rétrofit (qui se sont regroupés dans l’association AIRE).

Quels véhicules peuvent être rétrofités ?

En vertu de la nouvelle loi, certaines conditions doivent être respectées afin de pouvoir électrifier un véhicule traditionnel. Les voitures particulières doivent avoir au moins 5 ans. Cette contrainte d’âge est abaissée à 3 ans pour les quads et les quadricycles lourds. Ce critère permet de limiter les problèmes liés à la garantie, sans les éliminer totalement vu que certaines marques proposent une protection de plus de 5 ans.

Le rétrofit devra produire des véhicules qui roulent 100 % à l’électricité. Il ne sera donc pas possible d’opter pour une conversion de type hybride. Enfin, les voitures en carte grise de collection ne pourront pas être rétrofitées et conserver leur certificat d’immatriculation spécifique. Les véhicules anciens qui ont une telle carte grise devront passer en CG normale s’ils veulent être électrifiés.

Homologation des véhicules rétrofit en France

L’homologation des véhicules devra se faire via un agrément du Centre national de réception des véhicules. Cela fonctionnera sur base de kits conçus pour certains modèles. Un kit approuvé, il pourrait être installé sur n’importe quel modèle identique.

Afin de recevoir cet agrément, les dimensions du véhicule ne pourront pas être altérées. Il en va de même pour la répartition des masses, même si une tolérance de 10 % est prévue. La charge utile du véhicule ne pourra pas non plus être changée. Ce facteur signifie que les véhicules rétrofités ne pourront pas embarquer de nombreuses batteries.

Quid du futur du rétrofit en France ?

Cette loi devrait donner un petit coup d’accélérateur à la pratique dans l’Hexagone. Cela dit, de là à en conclure qu’elle va devenir une tendance lourde, il y a un pas. Vu les conditions, le rétrofit devrait être attractif pour les petites citadines qui effectuent de courts trajets. La filière devra également supporter la concurrence des constructeurs traditionnels, qui sortent des voitures électriques toujours plus compétitives. Enfin, l’effondrement des cours du brut récents n’est pas favorable à l’ensemble du complexe de la voiture électrique. Si l’essence devait rester bon marché durablement, il s’agira d’un vent contraire difficile à combattre. Même en cas de prime à la conversion offerte sur les véhicules rétrofités.

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