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L’État fait la promotion des pastilles Crit’air via la carte grise

Crit'air

Voici une nouvelle en concordance avec le statut prioritaire que les autorités accordent à la sauvegarde de l’environnement : la vignette Crit’air sera désormais distribuée avec les cartes grises. En effet, l’État a entamé une campagne de promotion de cette vignette, qui a pour fonction principale d’identifier les véhicules en fonction de la date de mise en circulation.

Un flyer distribué par les préfectures

Jusque-là les vignettes Crit’air étaient librement vendues sur Internet. Notons qu’elles ne sont pas obligatoires au niveau national et qu’il revient aux villes de les instaurer comme telles, au cas où elles voudraient notamment mettre en place des zones de restriction de la circulation. Cela dit, l’État semble décidé de promouvoir le concept au niveau national. En effet, les nouvelles cartes grises émises seront désormais envoyées en compagnie d’un flyer incitant les chauffeurs de se munir d’une vignette Crit’air.

Une publicité directe pour Crit’air dans l’enveloppe du certificat d’immatriculation

Comme explicité ci-dessus, le flyer en question a donc pour but d’inciter les chauffeurs d’acheter une vignette Crit’air. Il y est expliqué que la vignette en question est « un outil pédagogique destiné à développer le véhicule propre. Les collectivités rencontrant des problèmes de pollution aigüe peuvent s’appuyer sur les certificats Crit’air afin d’adapter la circulation en proposant des avantages aux véhicules les moins polluants (ex : stationnement gratuit) voire en restreignant l’accès à certaines zones ».

Ce sont donc les bienfaits de ce dispositif qui sont mis en avant. Mais force est de constater que ces bienfaits ont également un côté obscur. Car qui dit proposition d’avantages – « stationnement gratuit » –  aux véhicules « les moins polluants » et restriction d’accès des « plus polluants », dit aussi discrimination sociale. En effet, les véhicules les moins polluants sont ceux qui sont les plus récents. Il en découle que leurs propriétaires font souvent partie des classes moyennes-supérieures. De l’autre côté du trottoir, les véhicules « les plus polluants » sont les plus vieux et, logiquement, leurs propriétaires font souvent partie des classes sociales à revenus plus modestes. En d’autres termes, ce dispositif, à première vue socialement valorisant, a une face cachée qui va à l’encontre de l’idée de justice sociale, car il est susceptible de pénaliser les classes les plus démunies, en restreignant leur accès à de larges parties des centres-villes français. L’affaire et les débats autour sont donc à suivre de près.

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